Assises Professionnelles de la Piscine à Montpellier


A un mois des Assises Professionnelles de la Piscine, qui se tiendront le 24 mars prochain à Montpellier, nous avons interrogé Gilles Mouchiroud sur la FPP, ses réflexions et ses actions.

 

Gilles Mouchiroud, nouveau Président de la Fédération des Professionnels de la Piscine
Gilles Mouchiroud, président de la FPP depuis 2016.

Comment s’annoncent les prochaines Assises professionnelles, les 24 et 25 mars prochain ?

Gilles Mouchiroud : Les Assises sont un rendez-vous très important pour la FPP. Les prochaines qui auront lieu à Montpellier, sont les 5èmes que nous organisons. Je crois que nous avons trouvé, au fil des éditions et en interrogeant les participants, un format qui remporte l’adhésion de tous. Les Assises comprennent trois axes forts :

  • Une journée consacrée à des conférences thématiques, qui sont au cœur des préoccupations des professionnels. 
  • L’espace exposition qui permet de rencontrer près de 50 entreprises B to B. Je tiens à remercier les entreprises qui jouent le jeu, car c’est grâce à elles que nous pouvons organiser ces Assises.
  • La quantité de rencontres et d’échanges que permettent ces journées, entre tous les acteurs présents : adhérents, fédération, fabricants, presse spécialisée etc. La fédération apprécie de prendre le temps de discuter de problématiques concrètes, autour desquelles nous sommes en constante réflexion.

 

Quelles sont les problématiques centrales pour les pisciniers aujourd’hui ?

GM : Depuis des années, la FPP construit son travail autour de 4 missions, qui sont : défendre, professionnaliser, soutenir et promouvoir. C’est toujours le cas, mais nous collons à l’évolution du marché, et les grands sujets de réflexion en ce moment sont l’urbanisme, la formation, et l’éco-responsabilité.

 

Quelles sont vos actions en matière d’urbanisme ?

GM : Nous avons la chance d’avoir à la FPP Jean-Michel Susini, un juriste spécialisé dans les questions d’urbanisme et de piscine. Il faut savoir qu’en France, près de 15% des dossiers sont refusés par les mairies ou les communautés de communes. La plupart du temps, il s’agit de dossiers mal montés ou incomplets. Jean-Michel Susini met sa compétence au service de la profession et des adhérents. Grâce à lui, nous avons publié 2 guides, le premier à l’usage des pisciniers, et l’autre à l’usage des services d’urbanisme des Mairies. En plus de ces conseils sur les bonnes pratiques, Jean-Michel Susini répond à de nombreuses demandes de cas concrets qui remontent de nos adhérents. Sa compétence technique et sa vue d’ensemble lui permettent de débloquer de nombreux dossiers.  En dehors de la solution immédiate, cela sert également de formation aux pisciniers, qui apprennent à monter des dossiers de plus en plus rigoureux. Cette aide est particulièrement précieuse pour les indépendants qui ne peuvent pas compter sur un réseau pour se faire aider.

 

Concernant la formation, comment aider les entreprises à recruter du personnel qualifié ?

GM : Le problème de la formation est central. Nous avons une dizaine de structures de formation aux métiers de la piscine sur le territoire, qui sont très compétentes, mais qui ne libèrent sur le marché qu’une centaine de jeunes chaque année. Il y a un déficit de 500 à 1000 personnes qualifiées par an. C’est énorme ! Nous avons instauré une commission Formation qui travaille sur ce sujet et tente de trouver des solutions pour améliorer la situation au plus vite.

 

Quelles sont les actions de la fédération pour améliorer l’éco-responsabilité de la filière ?

GM : Nous sommes conscients de l’importance de cette démarche depuis longtemps, et nous avons créé une commission « Développement durable » en 2012. Plusieurs aspects sont à l’étude : la consommation des piscines (eau, énergie) mais aussi le recyclage des matériels, au premier rang desquels les liners et membranes armées. Pour l’instant, seule une entreprise en Allemagne est spécialisée dans le recyclage des liners. Il n’existe aucune structure de ce type en France, nous travaillons avec les pouvoirs publics pour trouver des solutions. Nous avons confié une mission à Cécile des Abbayes, consultante en économie circulaire et spécialiste des questions environnementales pour nous aider à élaborer le calendrier des actions à mener. Elle fera d’ailleurs une conférence aux Assises sur ce sujet, qui intéressera les professionnels j’en suis sûr.

En ce qui concerne le traitement de l’eau par exemple, il faut que tout le monde interroge ses habitudes pour que les comportements changent. Nous essayons de former les pros, qui à leur tour vont former les particuliers. Les pros ont vraiment pris conscience de l’importance d’une eau bien équilibrée, en prenant en compte pH, TH et TAC. Ce sont eux les porte-paroles des bonnes pratiques auprès des particuliers, qui économiseront des produits et de l’énergie.

 

Pensez-vous que la FPP peut fédérer encore plus de professionnels, ou arrive-t-elle à ses limites ?

GM : Il est certain qu’avec 1200 adhérents, nous représentons aujourd’hui plus de 50% des entreprises qui font plus de 30% de leur CA dans la piscine, ce qui est beaucoup. Nous pouvons certainement accueillir d’autres professionnels, mais il faut qu’ils respectent les critères de qualité exigés (la garantie décennale notamment).

La qualification Propiscines gagne du terrain, avec plus de 400 entreprises concernées.

 

Comment gardez-vous le lien avec tous les adhérents, et les entreprises sur le terrain ?

GM : Nous avons une personne en charge des relations qui fait un travail remarquable, en contactant une cinquantaine d’entreprises par mois. D’autre part, nous ne sommes pas coupés de la base. Moi-même, j’ai des responsabilités dans un groupe (Desjoyaux) et je rencontre des gens de terrain toutes les semaines, je ne suis pas «hors-sol». Nous avons tous conscience des besoins et des problématiques des entreprises de B to C. C’est pourquoi nous avons travaillé sur le contenu de ces Assises, pour coller aux questions que les professionnels se posent. Je souhaite que les professionnels sachent que leurs besoins sont au cœur de leurs préoccupations, et que nous les accompagnons de toutes les façons possibles.



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