L’air intérieur est-il plus pollué que celui de la rue ?

L'air intérieur est-il plus pollué que celui de la rue ?


Bienvenus dans ce tout premier épisode de Ma Maison Saine, le podcast du bien chez soi en partenariat avec Top Santé. Le saviez-vous ? Les produits pour faire le ménage, désodoriser, bricoler ou jardiner peuvent être nocifs pour notre intérieur et pour notre santé. Alors, comment les éviter, par quoi les remplacer, et surtout à quel point l’air intérieur peut-il être dangereux ? Nous tenterons de répondre à vos interrogations grâce à des spécialistes de l’air intérieur et de l’environnement. Pour ce premier épisode, nous recevons Suzanne Deoux, médecin ORL et écologue. 

L’air intérieur est-il plus pollué que celui de la rue ?

Dans ce premier épisode de Ma Maison Saine, nous démystifions une idée reçue : à la maison, l’air intérieur est pur et sans danger. Faux : comme nous l’explique Suzanne Deoux, l’air intérieur est jusqu’à 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur ! Des chiffres alarmants sachant que la plupart des foyers n’aèrent que très rarement, ou mal, leur logement. Renouveler l’air de son intérieur, chaque fois que possible, permet de respirer un air plus sain et d’éviter toutes maladies comme l’asthme ou les allergies.

Suzanne Deoux, spécialiste de l’air intérieur, nous éclaire

Comment assainir et renouveler au mieux l’air de sa maison ? Suzanne Deoux, qui s’intéresse depuis plus de 30 ans à la relation entre l’environnement de la maison et la santé, nous donne quelques astuces :

  • Aérer son logement plusieurs fois dans la journée en privilégiant des créneaux horaires : le matin entre 8h et 11 heures, et le soir entre 22h et minuit (en fonction de la source de pollution).
  • Proscrire les produits d’entretien et de bricolage chimiques en privilégiant du fait-maison qui polluent bien moins que leurs équivalents industriels.
  • Dire stop aux bougies qui émettent des COV, des perturbateurs endocriniens et du formaldéhyde, responsables de la pollution de l’air intérieur.
  • Entretenir régulièrement les appareils de combustion, qui peuvent produire du monoxyde de carbone et les VMC.

Médecin ORL, Suzanne Deoux a constaté, dans les années 80, une augmentation des consultations pour des maladies allergiques. Elle a donc créé Medieco, une société d’ingénierie de santé dans le cadre bâti et urbain. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Bâtir pour la santé des enfants » et « Le guide Grand Air », ouvrages de référence qui mettent la santé au cœur des bâtiments.

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