Quelles sont les maladies des tomates ? – Blog-Travaux.org


Le débat reste toujours ouvert sur le fait que les tomates sont-elles des fruits ou des légumes. Mais les recherches tendent à dire que ce sont des fruits. Juteuses et gorgées d’eau, les tomates sont toujours recherchées pour être des condiments d’excellence dans notre cuisine.

Mais outre sa place dans la cuisine, les tomates possèdent aussi des vertus médicinales importantes. Toutefois, on ne peut profiter entièrement des tomates si elles ne sont pas en bonne santé. D’où l’intérêt de connaitre les maladies qui les frappent pour connaitre les mesures à prendre.

Un fruit ou un légume ?

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Le souci le plus fréquent c’est de déterminer si la tomate est un fruit ou un légume. D’un point de vue exclusivement botanique, la tomate est un fruit. La raison est qu’elle dérive de la transformation de l’ovaire d’une plante à fleurs, et cela en comprenant les graines. Toutefois, le contexte culinaire a fait que la tomate est devenue un légume.

La première raison c’est qu’elle ne possède pas un goût sucré mais plutôt acide et n’est généralement pas consommée à la fin du repos. La seconde raison est qu’elle est servie comme un légume. Cuite à l’eau ou à l’huile, en préparation salée, la tomate se retrouve souvent partout dans les plats.

Dans un autre contexte, il convient de noter que la tomate suscite tout de même une certaine controverse. Dans les pratiques de la conservation domestique, la tomate est traitée comme un fruit car elle est suffisamment acide. Toutefois même avec tous ces points, il reste le fait que la tomate est un fruit et doit être pris comme tel.

Le mildiou

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Le mildiou est une maladie provoquée par un champignon. Elle prolifère surtout en été en raison des conditions favorables que cette saison occasionne. Elle débute par une tache brune et envahit ensuite les tiges pour enfin attaquer les tomates en question. Cette tache cause le dessèchement de la plante jusqu’à ce qu’elle meurt complètement.

Il faut faire attention lorsque ces taches apparaissent. Si la feuille est atteinte, il faut immédiatement la couper pour éviter une propagation trop rapide. L’autre solution est de prévenir la maladie en cultivant les tomates sous abri. Ou encore en utilisant de la bouillie bordelaise en combinaison avec de l’ail.

A porter à votre connaissance que le mildiou est aussi la maladie la plus répandue parmi toutes celles qui touchent la tomate.

Voici les symptômes détaillés en fonction de la partie touchée :

  • Si cela concerne la face intérieure des feuilles alors on peut facilement remarquer l’apparition d’un duvet blanchâtre fugace.
  • Si c’est sur les tiges alors on peut remarquer aussi des taches brunes qui se présentent de façon irrégulière. Ces taches vont évoluer pour devenir des lésions chancreuses pouvant entièrement les ceinturer.
  • Les fruits peuvent aussi être attaqués. Mais cette maladie ne vise seulement que les fruits en formation. Pour le cas des fruits, les taches sont bosselées et sont aussi accompagnées de duvet blanchâtre. Avec ce type d’attaque, seule la partie non touchée du fruit pourra rougir et atteindre parfaitement la maturité.

Si cette maladie est très crainte par les cultivateurs, il faut prendre en compte qu’elle prolifère rapidement lors des périodes humides prolongées et cela avec une température douce allant jusqu’à 25 degrés.

Pour lutter contre cette maladie, il existe aussi d’autres alternatives qui fonctionnent très bien. La première est de contrôler la qualité des plants avant la plantation. Il faut aussi choisir avec précaution les parcelles en faisant des rotations.

La troisième est d’éviter tant que possible l’excès d’humidité en raisonnant le mieux possible la fertilisation. Et la dernière est de veiller convenablement à l’entretien de la culture.

L’avantage c’est la possibilité d’éliminer les adventices sensibles à la maladie mais aussi les débris végétaux en fin de culture. Quand la maladie touche presque la totalité de la plantation, les alternatives chimiques sont très courantes comme solution efficace.

La pourriture grise

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Comme son nom l’indique, il est question d’une pourriture de couleur grise, c’est-à-dire que la tomate change radicalement de couleur. Cela commence d’abord par des taches grises que l’on retrouve sur les feuilles pour s’étendre sur tout le reste de la plante. Cette maladie n’épargne pas les fruits, jeunes ou adultes, la maladie ne choisit pas sa victime tant que la plante est en pleine vie.

Cette maladie vit facilement à travers un temps humide mais aussi une bonne fertilisation du sol. Le développement de cette maladie est d’autant plus important durant un temps humide et moyennement chaud. On confond toujours cette maladie avec la moisissure à travers la présence d’un duvet gris ou beige. Selon les conditions climatiques, les lésions peuvent être importantes ou non.

Souvent le manque d’aération peut être aussi la cause de ce type de maladie. Il faut faire attention lorsque l’on coupe les zones touchées car il ne faut pas disperser les spores présentes dans le feutrage gris.

Oïdium

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Ce nom quelque peu atypique se manifeste à travers des plaques blanches. Il est surtout question de feutrage blanc qui se forme sur les tiges et les feuilles. Il peut apparaitre sur une des parties et s’étendre sur le reste de la plante.

Cette maladie a pour cible généralement les courgettes mais cela ne l’empêche pas d’attaquer les tomates sans pitié. Pour éviter que cette maladie se propage rapidement, il faut utiliser du lait dilué. Il est également nécessaire de couper les parties atteintes.

L’alternariose

C’est la forme la plus désagréable à voir pour ce qui en est de la propagation d’une maladie. Elle se présente sous la forme de taches noires. Celles-ci se remarquent sur les feuilles avant d’envahir toutes les plantes.

Mais le début de cette maladie se caractérise par des taches jaunes. Ce qui est trompeur dans son ensemble car parfois les jardiniers pensent que ce sont des taches anodines. Les feuilles partent une à une et c’est seulement après que les tiges et les fruits sont attaqués.

Pour éviter cette maladie, il est nécessaire de réaliser une rotation des cultures tout en s’assurant que les légumes de la famille des Solanacées reviennent sur la même planche avant trois ans.

Si la maladie a déjà attaqué la plante, utilisez de l’ail ou de la bouillie bordelaise. Des traitements comme ceux pour le mildiou. Pour une récolte correcte, supprimez les parties atteintes si la maladie est tardive. Au contraire, si la maladie est précoce alors la culture peut être complètement détruite.

L’anthracnose

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La plupart des maladies des tomates se présente toujours de la même façon. Pour le cas de l’anthracnose, elle est connue à travers des taches rondes, creuses et huileuses. Ces points se forment directement sur le fruit.

On l’appelle également la maladie du charbon. Cette maladie est trompeuse. Quand la personne regarde furtivement la tomate, elle pense que le creux n’est pas à craindre. Cette maladie fongique n’est jamais à prendre à la légère au risque d’avoir des tomates totalement pourries d’ici quelques jours.

Pour la prévenir, on peut utiliser de l’ail ou de la bouillie bordelaise. Comme toutes les maladies, il faut couper les parties atteintes et les brûler immédiatement.

Le cul noir ou la nécrose apicale

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Le terme peut paraitre choquant mais c’est la forme sous laquelle la maladie se présente. La nécrose apicale frappe aussi bien les tomates rouges que celles qui ne sont pas encore mûres.

Le cul noir est le signe que la plante manque dangereusement de calcium. A défaut de celui-ci, la pointe des fruits commence alors à pourrir et par la suite leur croissance s’arrête.

Cette maladie se manifeste quand l’arrosage n’est pas suffisant et irrégulier. Il faut alors veiller à un arrosage efficace pour que les plantes obtiennent suffisamment de calcium.

Si les fruits sont déjà atteints par cette maladie, il faut les supprimer à l’instant. Sinon la maladie risque de se propager rapidement. Dans son ensemble, on peut dire que le cul noir n’est pas vraiment une maladie en soi car elle résulte d’apports d’eau irréguliers.

L’éclatement des fruits

Si le manque d’eau génère des problèmes importants, trop d’eau peut aussi nuire aux fruits. Quand la plante est trop gorgée d’eau, elle va rencontrer des difficultés à assimiler toute cette quantité d’eau. Cette maladie est aussi provoquée par un problème d’arrosage ou s’il pleut trop.

A la suite de cela, les fruits zèbrent, commencent à se fissurer et finissent par éclater totalement après. Dans ce cas, il est important de trouver un bon équilibre pour ce qui est de l’arrosage de la plante : ni trop ni moins. A noter toutefois que ce ne sont pas des problèmes très graves et on peut les gérer efficacement.

La maladie bronzée

Souvent lorsqu’il est question de plantes, nous reconnaissons les maladies à travers des champignons. Mais savez-vous que les maladies contractées par nos tomates viennent aussi de certains insectes ?

Ce sont souvent les insectes piqueurs les responsables comme les thrips par exemple. Le virus prend la forme de petites taches décolorées qui virent rapidement au brun clair autant sur les feuilles que sur les tiges.

Quant aux fruits, des taches de décoloration sont les plus notables. Une fois que votre tomate a contracté le virus, il n’y a plus rien à faire car aucun traitement n’est disponible. Il est alors préférable de déraciner entièrement la plante.

La chlorose

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La chlorose n’est pas une maladie en soi. C’est plutôt une carence importante pour notre plante.  De ce fait une décoloration est notable car le feuillage vire rapidement au vert clair voire jaune.

Cela se remarque entre les nervures. Il faut donc faire la nette différence avec les changements naturels de la couleur des feuilles. La carence est nutritionnelle soit en fer, manganèse ou calcaire. Il faut aussi veiller à ce que le sol ne soit pas trop compact.

Les champignons

En listant les maladies qui touchent les tomates nous avons remarqué qu’une grande partie des maladies sont des champignons. C’est-à-dire que ce sont des maladies dites cryptogamiques.

Il est facile d’éviter ces types de maladies en prenant des précautions. Et les premières concernent de bonnes conditions permettant aux plantes de s’épanouir facilement. Il faut considérer aussi le lieu de plantation et les plantes se trouvant autour. Les champignons sont des maladies qui peuvent se propager rapidement alors il faut toujours faire attention.

Les autres champignons

Les champignons mentionnés plus haut sont les plus répandus. Généralement les traitements sont communs. Il existe aussi d’autres champignons qui peuvent ravager les tomates.

Dans la catégorie des champignons aériens on retrouve : le chancre à Alternaria, les moisissures saprophytes, le pied noir (touchant principalement et en premier lieu les pieds des tomates pour atteindre les tiges et les feuilles après), les pourritures des fruits et la pourriture rose.

Ensuite on retrouve les champignons telluriques qui sont aussi très répandus : l’anthracnose, les pourritures à Athelia, la fonte des semis (attaquant la plante avant qu’elle soit assez robuste) ; le champignon des racines (ce type de champignon est dangereux car il ne se repère qu’une fois la racine déterrée.

Souvent les jardiniers n’en sont conscients qu’une fois la tomate morte ou fanée), les racines liégeuses, les tumeurs racinaires et le rhizoctone brun. Dans la catégorie des champignons vasculaires, on retrouve la fusariose vasculaire et la verticilliose.

Les maladies non parasitaires

Il existe des maladies non parasitaires. C’est-à-dire que ces maladies sont génétiques ou provoquées par d’autres facteurs. Elles ne sont pas à décrire étant donné que leur appellation est amplement suffisante pour connaître la maladie.

Ces maladies étant parfois très dévastatrices, il faut parfois faire appel à un expert pour les combattre surtout pour les personnes disposant d’une vaste culture. On retrouve ainsi : les anomalies génétiques du feuillages, les anomalies génétiques des fruits, les brûlures solaires, argenture, l’asphyxie racinaire, le collet jaune ou vert sur fruits, l’excès de sel, la foudre, les désordres nutritionnels, la cicatrice stylaire liégeuse, la grêle, la fente de croissance des fruits, les fruits à facette, la fumagine, les malformations racinaires agronomiques, microfissure des fruits liées au stress ( le stress est ici souvent engendré par un changement climatique important ou le changement de la mise en terre. La plante a du mal à s’adapter et contracte une maladie), les racines aériennes sur tige, les points dorés et les varioles des fruits qui sont aussi très communs.

Le contexte climatique

Nous pouvons dire que le contexte climatique est un facteur clé pour provoquer des maladies chez les tomates. A proprement parler, on ne peut pas vraiment dire que ce soient des maladies et elles en prennent la forme.

Le contexte climatique actuel a variablement changé. Les plantes doivent alors s’adapter à un climat qui n’est plus adéquat à leur bon développement. Pour autant, elles n’en meurent pas mais subissent des dommages ou encore des maladies viennent à se fournir avec les mauvaises conditions notables.

Les tomates sont des fruits faciles à planter car il suffit d’un bon sol, de l’eau et elles arrivent à s’épanouir facilement. Avec des conditions extrêmes cependant, les tomates peuvent mourir facilement. C’est le cas par exemple pour les grandes pluies ou les vents de froid qui frappent subitement. Des fissures peuvent se remarquer ou les tomates peuvent pourrir rapidement.

Les maladies non répertoriées

Comme n’importe quel être vivant, la tomate peut être victime de diverses maladies. Avec le contexte actuel, les maladies peuvent pousser comme des champignons. C’est-à-dire qu’aujourd’hui on peut voir apparaître une maladie qui n’a jamais existé.

Ce sont les maladies que l’on appelle non répertoriées. Dans ce genre de cas, les symptômes sont variables et il est difficile de connaître l’origine et les traitements à adopter à l’instant. Autre cas plus grave aussi c’est la présence de maladies dont les symptômes semblent non existants. Il faut alors être vigilent surtout lors des contextes climatiques problématiques.

Par exemple Si vos tomates présentes alors des symptômes hors du commun, il est fort possible qu’elles soient malades. Passez alors par un expert pour une consultation de l’état des plantes en général.

Les préventions à prendre en compte pour sauver vos tomates

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Bien que les maladies soient innombrables et que parfois il est souvent trop tard pour les traiter, le mieux est toujours de passer par des préventions. Cela en prenant en compte aussi que certaines maladies sont parfois très difficile à traiter.

Adoptez ainsi les quelques mesures suivantes pour avoir des tomates toujours en bonne santé :

  • De l’espace suffisant entre chaque pied au moment de la plantation de chaque tomate. Cela dans le but d’aérer les surfaces de pousse. Cette bonne aération va aussi vous aider à obtenir de belles tomates plus juteuses.
  • Pour toutes les plantes, aussi pour les tomates, il est toujours conseillé d’effectuer un arrosage matinal. L’astuce est aussi de ne jamais arroser le feuillage mais seulement les pieds.
  • L’arrosage doit être régulier et le pied doit être paillé. N’oubliez jamais qu’un plant de tomate assoiffé est toujours fragile face aux agressions.
  • Ne cultivez jamais des pommes de terre

Conseils sur la culture des tomates

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Outre les préventions à prendre en compte pour sauver vos belles tomates, il existe aussi quelques conseils à suivre pour que vos tomates poussent sans problèmes.

De ce fait, les points suivants sont à prendre en compte :

  • Première règle à ne jamais négliger est le fait de ne jamais arroser les feuilles des tomates. Même durant les périodes sèches, n’arrosez pas les feuilles. Si vous l’avez fait par accident alors ce n’est pas grave.
  • Préférez toujours une plantation dans une terre réchauffée et à composition optimale.
  • Avant chaque plantation il est conseillé de nettoyer les tuteurs à l’eau de javel chaque année.
  • Pour éviter un éventuel développement de champignon, une astuce de grand-mère qui fonctionne très bien est de traverser la tige du pied de tomate avec un fil en cuivre. Bien sûr vous laisserez sur place ce fil en cuivre.

Les traitements naturels

Souvent, quand nos tomates souffrent d’une maladie ou de plusieurs maladies en même temps, nous souhaitons les guérir le plus vite possible. Une raison pour laquelle les traitements chimiques sont très courants.

En effet, ces traitements fonctionnement bien plus rapidement. Et à force d’en utiliser, nous oublions l’existence des traitements naturels. Ces derniers sont pourtant très efficaces pour guérir nos tomates.

Parmi ces traitements nous retrouvons :

  • La prêle qui est une plante et non pas une décoction ou encore un mélange de divers produits. Cette plante est peu connue et pourtant elle est très efficace pour guérir nos jolies tomates. Cette plante est efficace contre les maladies cryptogamiques. Elle élimine totalement la maladie tout en luttant directement contre les champignons.

L’autre avantage de cette plante est qu’elle tient éloignée des tomates, les insectes qui pourraient ravager vos belles tomates.

  • L’autre solution pour lutter contre les maladies c’est aussi une bonne préparation de purin de prêle. Pour cela il faut faire bouillir un kg de prêle dans dix litres d’eau pendant trente minutes. Une fois cela effectué, filtrez l’eau et laissez la reposer pendant dix jours. Remuez quotidiennement cette eau pendant quelques minutes. Enfin vous allez diluer le purin de prêle de 10% pour 1O litres d’eau. Vous pouvez l’utiliser en veillant à une conservation ne dépassant pas les deux semaines. Quand les maladies apparaissent, pulvérisez votre préparation sur les zones touchées de la plante pendant quatre à huit jours de suite jusqu’à ce que vous remarquiez que les attaques aient complètement cessées.
  • Pour éloigner les pucerons de vos jolies tomates, notre conseil est de planter des œillets d’Inde à proximité. Autre conseil utile aussi est toujours de faire des traitements durant la journée et jamais la nuit. Faites ces traitements pendant les périodes humides et chaudes. Les saisons très sèches brûlent les feuilles des tomates et ce n’est pas réellement le moment de faire des traitements. Durant tout ce processus, veillez à ce que vos plantes ne manquent de rien car une plante faible est une plante facilement attaquée par les maladies.



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