vers une maison plus responsable

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Slow déco : vers une maison plus responsable





12 avril 2022

Mis à jour le 12 avril 2022

Toujours dans une démarche éco-responsable, on adopte la slow déco pour aménager son intérieur. Mais qu’est-ce que cela signifie ?


© UNIKALO Slow deco

Une fois la maison éco-rénovée, autant prolonger cette démarche en l’aménageant avec des produits biosourcés, qui valorisent les déchets, et en optant pour des solutions déco-responsables rimant avec désirables.

Comment adopter  la slow déco ?

Afin de valoriser au lieu de jeter, avec l’économie circulaire pour principe, la notion de Cradle to Cradle (C2C) – « du berceau au berceau » – venue des États-Unis est devenue une certification. Objectif : augmenter l’impact positif de l’homme sur la planète. Un objet certifié C2C doit être recyclable à l’infini. Aujourd’hui, changer son parquet ou opter pour du lino, par exemple, signifie aussi choisir des solutions sans impacts sur la santé, qui réutilisent des matériaux, avec une gestion vertueuse des énergies renouvelables, du carbone, de l’eau, et une équité sociale. La révolution verte est en marche, et ça se voit au travers de ce label ! Cette démarche exigeante est récente et reste encore confidentielle, mais elle a le mérite de pousser nombre d’industriels de la décoration et du meuble à se mettre au recyclage de matières premières, de déchets de coproduits agricoles, issus de la mer et même à l’upcycling pour donner une seconde vie, par exemple, à de vieux textiles. Cette démarche a été adoptée par des jeunes pousses, architectes et designers à la fibre verte qui innovent sur ce credo de la transformation et de la valorisation de toutes les ressources existantes.

Rendre ma maison plus responsable avec la slow déco

En parallèle, la déco responsable s’affranchit des ressources issues de la pétrochimie. À l’instar des papiers peints de plus en plus écologiques, dont certains n’hésitent pas à afficher leur zéro PVC et sont livrés dans des cartons ou du papier kraft recyclés produits localement, les peintures montrent elles aussi patte blanche. La chimie du végétal arrive à la rescousse, dans des gammes actuelles et bien dans l’air du temps. Les murs se colorent de peintures biosourcées qui utilisent les qualités techniques insoupçonnées de déchets d’algues et de coquilles Saint-Jacques jusqu’ici non valorisés. D’un très haut pouvoir couvrant, ces produits sont opaques et faciles à appliquer. Au sol, même combat : les linos fabriqués à partir d’ingrédients naturels sont exempts de phtalates ; comme les sols vinyles, qui peuvent aussi brandir leur écoresponsabilité grâce à une fabrication à partir de déchets valorisés de pose et de dépose. Outre leurs qualités écologiques, ces produits n’ont pas d’impact néfaste sur la santé. Mais comme pour les isolants, cette information est à vérifier sur l’étiquetage sanitaire lié aux émissions de COV (composés organiques volatils) des produits, qui doit être de niveau A+.

Texte : Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer
Image : UNIKALO

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À propos de l’auteur

Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer

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